hyp-n-osis

L'hypnose qui rend la parole à l'inconscient

et le Reiki Usui au service de votre bien-être

  • Définition :

La définition de l’hypnose est encore fortement discutée. En effet, l’école française dit que « l’hypnose est un état de conscience modifié, différent du sommeil ». alors que l’école anglaise dit que « l’hypnose est un état de la conscience elle-même». L'hypnose a tout avoir avec le sommeil. L'hypnose est un moyen artificiel qui permet d'accéder au rêve paradoxal tout en étant conscient. On entre dans cet état de conscience où l'on active sa machine à découvrir le monde ».

On peut encore dire que l’hypnose est :

  • un outil thérapeutique qui utilise cet état de conscience pour aider le patient à résoudre ou améliorer une problématique. (Crawford, 2001)
  • un état d'esprit dans lequel le sens critique de l'être humain est contourné et une pensée sélective mise en place.
  • d’après Erickson, un processus qui isole la personne de son environnement conscient immédiat et dirige son attention vers l’intérieur d’elle-même et vers ses propres potentialités réelles. (Halley, 2007)
  • en fonction de la multiplicité des positions d’un certain nombre de chercheurs, une procédure au cours de laquelle un professionnel de la santé ou un chercheur suggère que le patient ou une expérience du sujet change dans les sensations, les perceptions, les pensées ou les comportements. (The Executive Committee of the American Psychological Association - Division of Psychological Hypnosis;, 1994)

Les scientifiques ne sont pas encore tous d'accord pour dire s'il s'agit d'un état d' "hyper-concentration" ou au contraire d' "hyper-relaxation".

  • Faisons sauter les préjugés
Malheureusement, la plupart des gens hésitent à consulter car, dans leurs termes, ils ont peur :
  • d’être « anormaux »,
  • que l’hypnotiste prenne le contrôle sur eux,
  • de perdre le contrôle ou même d’être un esprit faible vu qu’ils sont hypnotisables.
C’est la raison pour laquelle ce ne sont pas les plus « malades » qui viennent nous consulter mais les plus courageux. Il convient donc de les rassurer sur le fait que leurs difficultés dans la vie ne résultent pas d’un dysfonctionnement identitaire mais plutôt d’une réponse cognitivo-comportementale inadaptée.
  • L’hypnose selon l’école française et l’école anglaise …

A la lumière des écoles française et anglaise, voici quelques préjugés à oublier :

  • L’hypnotiste ne prend pas le contrôle du partenaire

L'école française dit :

« L'hypnotiste donne des suggestions au subconscient qui se réserve le droit de les suivre ou non. Le subconscient considéré comme le garde du corps du partenaire, n’acceptera jamais des suggestions qui vont à l’encontre des croyances, des convictions profondes et de la nature du partenaire. »

L'école anglaise dit :

« Penser que votre code moral vous protège contre toute suggestion que vous ne désirez pas accomplir est totalement faux. En transe profonde, le code moral peut totalement disparaître. Au même titre qu'il y a une levée d'inhibition et des modifications importantes au niveau du cortex préfrontal lorsque vous êtes ivre, il y a une levée d’inhibition sous hypnose. Il est donc très important de ne pas se faire hypnotiser par n'importe qui et de s'assurer de l'éthique de l’hypnotiste. Je ne peux que conseiller à ceux qui ont « peur », de se faire accompagner lors des séances d’hypnose. En tout cas, dans les premiers temps et jusqu'à ce que vous ayez une pleine confiance en votre hypnotiste. Ceci ne gênera en rien la séance. Si le professionnel que vous avez choisi accepte la présence d’une tierce personne, vous avez de grandes chances d'avoir rencontré quelqu’un qui a une éthique et qui sera à votre service pour votre bien-être. Lors de séance d'hypnose de rue, certains hypnotiseurs vont trop loin avec leurs partenaires et ceux-ci regrettent parfois cette expérience. Lorsque les amis commencent à expliquer à la personne qui a été hypnotisée ce qu’elle a réalisé, ou lorsque cette personne visualise la vidéo de son hypnose et se rend compte qu'elle a fait ou exprimé des choses qu’elle n'aurait jamais faites habituellement, cela peut être une déception. Finalement cette expérience refroidit les personnes plutôt que de les encourager à utiliser l’hypnose pour leur bien-être. Vous ne pouvez donc pas compter sur votre code moral. Il est donc extrêmement important que l’hypnotiste ait une éthique et un sens humain très développés. Je pars du principe qu'on ne fait pas aux autres ce qu’on ne voudrait pas que l’on nous fasse. Maintenant, les mauvaises expériences de ce type concernent particulièrement les hypnotiseurs de rue. En hypnothérapie, le but est d’aider les personnes qui viennent nous voir et une éthique parfaite doit être appliquée. »

  • Le partenaire reste conscient de tout et entend tout
L'école française dit :
« Seules les transes profondes qui interviennent à partir de l’état de coma hypnotique permettent une dissociation tellement importante que le partenaire pourrait, par son bien-être, faire abstraction du monde qui l’entoure. Le partenaire entend mais se trouve dans l’impossibilité de réagir, ou s’il réagit, c’est avec un temps de retard qui peut être considérable et se compter en minutes voire même en dizaines de minutes. »

L'école anglaise dit :

« Sous hypnose on n’entend pas tout ce que dit l’hypnotiste, en tout cas pas consciemment. Certaines choses passent à la trappe de manière spontanée ou de façon provoquée par l’hypnotiste. Ce dernier peut très bien provoquer une amnésie de la séance, auquel cas vous ne vous souviendrez absolument pas de ce qui s'est passé pendant votre hypnose. L’important n’est pas qu’on entende tout mais que le subconscient entende et comprenne ce qui est nécessaire au bien-être du partenaire. »

  • On ne reste pas « coincé » en hypnose

Cette idée véhiculée par les films hollywoodiens est sans aucun fondement. C’est comme si vous disiez que vous êtes restés coincés dans un rêve pendant 2 jours. C’est absurde et là, tout le monde s'accorde à dire qu’on ne reste pas coincé en hypnose.

  • Que faut-il penser de ces deux écoles ?

L'expérience montre que les deux écoles ont leur part de vérité, même s'il faut admettre que l'école anglaise est plus proche de la vérité. En effet, les partenaires n'entendent pas tout, principalement parce que leur subconscient prend ce qui lui est nécessaire et laisse le reste de côté. Oui le partenaire est parfaitement conscient mais comme nous le découvrirons plus loin, une fois que le facteur critique est court-circuité, le partenaire est vulnérable aux suggestions de mauvaises intentions de l'hypnotiste. Cependant, je le répète, ceci est particulièrement vrai en hypnose de rue parce que le but de ces hypnotiseurs est bien de montrer qu'ils ont un "pouvoir". En réalité, ils utilisent des techniques d'induction et d'approfondissement et ensuite, se permettent "ce qu'ils veulent" avec les volontaires. Le danger est plutôt là, et non dans un cabinet d’hypnothérapie ou sur scène où il y a généralement beaucoup de monde dans la salle qui peut attester du comportement de l'hypnotiste.

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